Comment reconnaître une dyslexie? 8 manifestations à ne pas ignorer

Comment reconnaître une dyslexie? 8 manifestations à ne pas ignorer août 11, 2026 Gianna Métellus, orthophoniste DansGianna Métellus, orthophoniste, Orthophonie et aprrentissages, Orthophonie et inclusion, Orthophonie: secondaire, cégep, adultes Jeune dyslexique lisant avec efforts Tom Holland, Whoopi Goldberg, Salma Hayek, Cynthia Wu-Maheux, Danny Glover, Albert Einstein. Qu’ont-ils en commun? Ils sont dyslexiques. Pour certains, comme Whoopi Goldberg, le diagnostic est venu seulement à l’âge adulte. Pourtant, des signes de la dyslexie peuvent être présents très tôt, parfois même dès la petite enfance. La dyslexie touche environ 5 à 15 % des personnes. Dit très simplement, il s’agit d’une difficulté à apprendre à bien lire qui persiste dans le temps. Alors, comment peut-elle se manifester? Voici huit manifestations qui peuvent aider à orienter la réflexion. Attention : la présence de ces signes ne permet pas, à elle seule, de savoir si une personne est dyslexique. Dyslexie ou apprentissage d’une deuxième langue? C’est une distinction qui peut être difficile à faire. On sait que les personnes bilingues sont à la fois sous-diagnostiquées et surdiagnostiquées. D’un côté, on peut attribuer à l’apprentissage d’une deuxième langue des difficultés qui sont réellement liées à une dyslexie. De l’autre, on peut considérer comme des signes de dyslexie des difficultés qui sont normales chez une personne qui apprend à lire dans une nouvelle langue. Dans ma pratique, j’ai aussi rencontré des personnes immigrantes dont la langue maternelle était le français et dont les difficultés étaient attribuées à leur adaptation dans leur pays d’accueil. Pourtant, leurs difficultés étaient présentes bien avant l’immigration. C’est pourquoi il est important de considérer l’ensemble du parcours de la personne, dans toutes ses langues. Voici donc 8 manifestations de la dyslexie. Une lecture lente, saccadée ou avec des erreurs Une personne dyslexique peut lire plus lentement et faire davantage d’erreurs lorsqu’elle lit, comparé à quelqu’un de son âge et du même niveau d’éducation. Sa lecture peut également être plus saccadée. On dira alors qu’elle manque de fluidité. 2. Un manque de plaisir à lire Une personne dyslexique n’a pas nécessairement de difficulté à comprendre les mots ou les phrases qu’elle lit. Elle peut avoir une bonne compréhension. Malgré tout, l’effort nécessaire pour lire peut finir par avoir un impact sur sa compréhension du texte. Cet impact peut varier d’une personne à l’autre. Parfois, il est important. D’autres fois, il devient plus évident lorsque les textes sont plus longs ou plus complexes. 3. Une préférence pour les livres audio et les lectures imagées Avec le temps, les personnes dyslexiques peuvent développer différentes façons de s’adapter à leurs difficultés. Certaines vont préférer des lectures plus imagées, comme les mangas ou les bandes dessinées. D’autres vont se tourner vers les livres audio. 4. Des difficultés de compréhension en lecture Une personne dyslexique n’a pas nécessairement de difficulté à comprendre les mots ou les phrases qu’elle lit. Elle peut avoir une bonne compréhension. Malgré tout, l’effort nécessaire pour lire peut finir par avoir un impact sur sa compréhension du texte. Cet impact peut varier d’une personne à l’autre. Parfois, il est important. D’autres fois, il devient plus évident lorsque les textes sont plus longs ou plus complexes. Des mélanges de lettres et de sons C’est l’un des signes les plus connus de la dyslexie. Et il est aussi à l’origine d’un mythe qui persiste : les personnes dyslexiques verraient les lettres à l’envers. Oui, une personne dyslexique peut mélanger certaines lettres. Mais il ne s’agit pas d’un problème visuel. Généralement, ces erreurs sont plutôt liées à des difficultés de conscience phonémique, c’est-à-dire l’habileté à manipuler les sons dans les mots. Par exemple, lors d’une évaluation en orthophonie, une personne pourrait lire « veu » au lieu de « feu » parce qu’elle distingue difficilement les sons /v/ et /f/. À première vue, on pourrait croire qu’elle a simplement mélangé deux lettres. La difficulté se situe pourtant au niveau des sons. Les lettres b et d sont souvent mélangées lors de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture Le mélange entre le « b » et le « d » Mélanger le « b » et le « d » n’est pas suffisant être dyslexique. On observe aussi ce phénomène chez beaucoup d’enfants qui commencent à lire et à écrire en première année. Moi-même, je me souviens l’avoir fait. C’est avec l’apprentissage de la lecture que le cerveau apprend progressivement que ces deux symboles sont différents et qu’ils correspondent à des sons différents. Des signes présents dès la petite enfance Avant 5 ou 6 ans, un enfant ne lit généralement pas encore. Par contre, il parle. Chez plusieurs personnes dyslexiques, des difficultés touchant les sons de la parole étaient déjà présentes pendant la petite enfance. Par exemple, l’enfant peut avoir pris plus de temps pour commencer à parler. Il peut également avoir été plus difficile à comprendre parce qu’il transformait davantage les sons dans les mots que les autres enfants de son âge. Il est possible que cet enfant ait présenté un trouble développemental des sons de la parole. Les difficultés peuvent ensuite s’améliorer. Cependant, si des faiblesses sur le plan de la conscience phonémique sont à l’origine de ces dernières, une dyslexie est alors possible lors de l’apprentissage de la lecture. Personnes âgées et dyslexiques Des difficultés qui persistent dans le temps La dyslexie évolue avec le temps. La qualité de l’enseignement reçu, le soutien offert pendant le parcours scolaire et les adaptations mises en place peuvent faire une grande différence. Par contre, les difficultés ne disparaissent pas complètement. Une personne dyslexique peut éventuellement bien lire, mais cela peut continuer à lui demander davantage d’efforts et entraîner plus de fatigue. Avec les années, les manifestations peuvent être plus subtiles. Elles sont néanmoins toujours présentes. Des difficultés présentes dans toutes les langues Cette manifestation est particulièrement importante chez les personnes bilingues et multilingues. Chez une personne dyslexique, les difficultés sont présentes dans toutes les langues. Attention : cela ne veut pas dire qu’elles se manifestent exactement de la même manière. Une personne peut avoir beaucoup plus de facilité à lire dans une langue que dans une
Pourquoi mon adolescent a-t-il encore autant de difficultés à écrire? Comprendre la dysorthographie

Pourquoi mon adolescent a-t-il encore autant de difficultés à écrire? Comprendre la dysorthographie juillet 24, 2026 Gianna Métellus, orthophoniste DansGianna Métellus, orthophoniste, Orthophonie et aprrentissages, Orthophonie et inclusion, Orthophonie: secondaire, cégep, adultes Adolescente en train d’écrire. Est-elle dysorthographique? Votre adolescent fait encore beaucoup de fautes lorsqu’il écrit? Votre jeune adulte éprouve toujours des difficultés en écriture malgré toutes les années passées à l’école? Si c’est le cas, vous vous demandez peut-être pourquoi ces difficultés persistent. Parmi les explications possibles, il y a la dysorthographie. En tant qu’orthophoniste, c’est un diagnostic que je pose régulièrement lors de mes évaluations. Pourtant, il demeure encore peu connu du grand public. Dans cet article, je vous explique ce qu’est la dysorthographie, comment elle peut se manifester chez un adolescent ou un jeune adulte et pourquoi ces difficultés persistent dans le temps. Qu’est-ce que la dysorthographie? La dysorthographie est un trouble de l’apprentissage de l’écriture. Autrement dit, la personne éprouve des difficultés à apprendre à bien écrire Attention : il ne s’agit pas d’une difficulté qui dure quelques mois, ou même quelques années, puis qui finit par disparaître. Ce n’est pas une situation où, après un certain temps, on apprend à lire et à écrire comme les autres. C’est peut-être pour cette raison que votre adolescent ou votre jeune adulte a encore de la difficulté à écrire aujourd’hui. Dysorthographie ou apprentissage d’une deuxième langue? Une question revient souvent, particulièrement chez les familles immigrantes ou les jeunes multilingues. Les difficultés sont-elles liées à l’apprentissage d’une deuxième langue ou à une dysorthographie? Les études sont très claires : en ce qui concerne les troubles d’apprentissage, les troubles du langage, les jeunes bilingues et multilingues sont à la fois sous-diagnostiqués et surdiagnostiqués. Autrement dit, certains jeunes reçoivent à tort un diagnostic, alors que leurs difficultés sont simplement liées à l’apprentissage d’une deuxième langue. À l’inverse, d’autres présentent réellement une dysorthographie, mais leur trouble passe inaperçu parce que leurs difficultés sont attribuées au fait qu’ils apprennent le français. Les deux situations existent. Alors, comment faire la différence? Ce n’est pas simple. Par contre, il existe plusieurs questions qui peuvent nous orienter. Par exemple : La langue dans laquelle le jeune est scolarisé est-elle aussi la langue qu’il maîtrise le mieux? Les difficultés étaient-elles déjà présentes lorsqu’il était plus jeune, y compris dans son pays d’origine? Ces questions peuvent être utiles aux parents, aux enseignants et aux autres intervenants pour mieux comprendre la situation. Elles permettent d’orienter la réflexion et d’aider à déterminer si le jeune pourrait bénéficier d’une évaluation en orthophonie pour mieux comprendre la nature de ses difficultés, faire la part des choses entre un trouble d’apprentissage et les effets de l’apprentissage d’une deuxième langue, puis mettre en place le soutien le plus adapté à sa situation. Ce que la dysorthographie n’est pas La dysorthographie n’est pas un manque d’efforts, de motivation ou d’attention. Ce n’est pas de la paresse. Et ce n’est pas, à elle seule, une conséquence de l’apprentissage d’une deuxième langue. Il peut y avoir des erreurs d’orthographes et des difficultés à écrire quand on apprend une deuxième langue. En général, elles sont différentes des erreurs et difficultés qui sont en lien avec une dysorthographie. Quelles peuvent être les conséquences de la dysorthographie? Lorsque les difficultés d’écriture persistent pendant plusieurs années, elles peuvent avoir des répercussions importantes. Je pense à ces adolescents et à ces jeunes adultes qui ont faits plusieurs essais pour réussir. Ils ont repris des examens. Ils ont suivi plusieurs cours d’été. Ils ont reçu du tutorat. Parfois, lorsqu’ils étaient plus jeunes, ils ont également reçu des services en orthophonie ou en orthopédagogie. Malgré tous ces efforts, certains ne réussissent pas un cours essentiel et n’obtiennent pas leur diplôme du secondaire ou leur diplôme du cégep. D’autres réussissent tout de même leurs cours. Ils obtiennent 60 % ou 65 %. Mais cette réussite vient souvent avec énormément d’efforts. Les efforts que j’observe le plus souvent sont les suivants : chercher constamment dans le dictionnaire; avoir besoin de plus de temps pour écrire; recevoir du tutorat; écrire les mots plusieurs fois pour tenter de les mémoriser. Tous ces efforts permettent parfois au jeune de réussir. La dysorthographie disparaît-elle avec le temps? Mais est-ce que cela veut dire que les difficultés ont disparu? Si l’on parle de dysorthographie, la réponse est non. Les difficultés d’écriture sont toujours présentes. Cette réussite est souvent obtenue au prix d’un grand effort, qui s’accompagne parfois de beaucoup de stress. Zones du cerveau responsables du langage. Source: https://www.merckmanuals.com/fr-ca/professional/p%C3%A9diatrie/troubles-du-d%C3%A9veloppement-et-des-apprentissages/dyslexie#%C3%89tiologie_v8399088_fr La composante génétique de la dysorthographie Lors de l’évaluation en orthophonie, je pose également des questions sur les antécédents familiaux. Par exemple : Est-ce qu’un parent présentait des difficultés semblables? Est-ce qu’un frère ou une sœur a eu des difficultés à l’école? Est-ce que d’autres membres de la famille ont reçu un diagnostic de trouble d’apprentissage ou de trouble du langage? Il est fréquent que l’on retrouve des difficultés semblables chez plusieurs membres d’une même famille. On sait aujourd’hui que la dysorthographie comporte une composante génétique. Elle est également liée à des particularités dans le fonctionnement de certaines régions du cerveau impliquées dans le langage. La dysorthographie est-elle présente dès l’enfance? La dysorthographie ne commence pas à l’adolescence. C’est un trouble qui est présent depuis l’enfance. Des signes sont aussi présents depuis la petite enfance. Un jeune enfant qui a pris plus de temps pour commencer à parler et qui se fait moins bien comprendre car il mélange les sons quand il parle? Il peut être plus à risque de présenter une dysorthographie. Cet enfant présente possiblement un trouble des sons de la parole. Lorsque je rencontre un adolescent ou un jeune adulte en évaluation, c’est pour cela que je m’intéresse toujours à son développement lorsqu’il était plus jeune. Attention, cela ne veut pas dire que tous les enfants qui présentent des difficultés avec les sons de la parole ou qui commencent à parler plus tard qui développeront une dysorthographie. Cela dépend, entre autres, de l’origine de ces difficultés. Par
Difficultés scolaires : est-ce un trouble développemental du langage (TDL)?

Difficultés scolaires : est-ce un trouble développemental du langage (TDL)? juillet 15, 2026 Gianna Métellus, orthophoniste DansGianna Métellus, orthophoniste, Orthophonie et aprrentissages, Orthophonie et inclusion, Orthophonie: primaire Élève à l’école, présentant des difficultés scolaires « Mon enfant a des difficultés à l’école. » Vous faites les devoirs avec lui tous les soirs. Vous lui faites répéter ses mots de vocabulaire. Malgré tous ces efforts, les difficultés sont toujours présentes. Parfois, les difficultés scolaires peuvent cacher un troubleneurodéveloppemental. L’un de ces troubles est le trouble développemental du langage (TDL). Le TDL touche environ 7 % de la population. C’est environ cinq fois plus fréquent que l’autisme. Pourtant, quand je parle de ce diagnostic aux familles qui viennent me voir pour une évaluation en orthophonie, plusieurs me disent qu’elles n’en avaient jamais entendu parler. Qu’est-ce que le trouble développemental du langage (TDL)? Le trouble développemental du langage est un trouble qui touche le développement du langage. Les difficultés peuvent être différentes d’un enfant à l’autre. Chez certains enfants, on remarque d’abord qu’ils prennent plus de temps avant de dire leurs premiers mots. D’autres prennent plus de temps à faire de belles phrases, à raconter une histoire ou à avoir une conversation comme les autres enfants de leur âge. Chez d’autres, ce sont surtout les difficultés de compréhension qui attirent l’attention. Par exemple, l’enfant peut avoir de la difficulté à comprendre les consignes, à comprendre une histoire ou à comprendre ce qu’on lui explique. Tous les jeunes qui présentent un TDL ne vivent pas les mêmes difficultés. Par contre, ces dernières ont un impact sur leur quotidien et sur leurs apprentissages. Est-ce que le TDL disparaît avec le temps? Le langage s’améliore, mais les difficultés ne disparaissent pas. Un enfant qui présente un trouble développemental du langage va continuer à apprendre et à progresser. Par contre, le trouble, lui, est toujours présent. Par exemple, un jeune enfant qui avait beaucoup de difficulté à parler peut, quelques années plus tard, s’exprimer mieux. Ses parents peuvent même avoir l’impression qu’il n’y a plus de problème. Par contre, quand on regarde de plus près, des difficultés sont encore présentes. Par exemple, il a un moins bon vocabulaire, il y a des erreurs ou des mots qui manque dans ses phrases, c’est un peu décousu quand il raconte ou explique, il ne comprends pas bien les phrases longues et compliquées… L’effet du TDL sur les apprentissages Même si certaines difficultés sont moins faciles à remarquer dans la vie de tous les jours, elles ressortent souvent à l’école. Par exemple, un enfant qui présente un TDL peut avoir plus de difficulté à comprendre les problèmes de mathématiques. Il peut aussi avoir plus de difficulté en compréhension de lecture, surtout lorsque les questions demandent de faire des liens ou d’aller au-delà de ce qui est écrit dans le texte. L’écriture peut également représenter un défi. Écrire une phrase bien construite demande de choisir les bons mots, de les mettre dans le bon ordre et d’utiliser la bonne grammaire. Pour un enfant qui présente un TDL, tout cela peut demander plus d’efforts. Parler de TDL dans les familles issues de l’immigration Je trouve important d’aborder le trouble développemental du langage auprès des familles issues de l’immigration. Dans plusieurs pays, le TDL est encore très peu connu. Dans certains endroits, le terme trouble développemental du langage n’est pas utilisé. Lorsqu’un enfant présente des difficultés de langage, les parents cherchent à comprendre ce qui se passe. Ils peuvent penser qu’il s’agit de bégaiement, d’un frein de langue, ou encore croire que leur enfant est simplement paresseux ou qu’il ne fait pas assez d’efforts. Pourtant, chez certains enfants, ces difficultés sont causées par un trouble développemental du langage. Je ne dis pas que c’est toujours le cas. Je ne dis pas non plus que ces croyances concernent seulement les familles issues de l’immigration. Par contre, lorsqu’on n’a jamais entendu parler du TDL, il est beaucoup plus difficile de reconnaître les signes et de savoir vers qui se tourner. L’importance de comprendre les besoins de son enfant Certains parents ont peur qu’on mette une étiquette sur leur enfant. Je comprends cette inquiétude. Je ne veux pas dire que les préjugés n’existent pas. Ils existent. Par contre, si un enfant présente un trouble développemental du langage, ses difficultés seront présentes, qu’il ait un diagnostic ou non. S’il a de la difficulté à comprendre les consignes, à lire, à écrire ou à s’exprimer, ces difficultés vont continuer d’avoir un impact sur son quotidien et sur sa réussite scolaire. Le fait d’éviter d’aller chercher des réponses ne fera malheureusement pas disparaître les difficultés. À l’inverse, comprendre le profil de son enfant permet de mieux comprendre ses besoins. Cela permet aussi de mieux comprendre ses droits, de travailler en collaboration avec l’école et les autres professionnels, et de mettre en place des stratégies adaptées à la maison comme à l’école. Le rôle de l’évaluation en orthophonie Lorsque je réalise une évaluation en orthophonie, mon objectif n’est pas seulement de déterminer si un enfant présente un trouble développemental du langage. Je veux également comprendre son profil et ses besoins. Quelles sont ses forces? Quelles sont les situations qui lui demandent le plus d’efforts? À partir de ces informations, je formule des recommandations concrètes adaptées à l’enfant. J’explique les adaptations qui pourraient être utiles à l’école, les outils qui peuvent faciliter son quotidien et les stratégies qui peuvent aider les parents à la maison. L’objectif est que les parents repartent avec une meilleure compréhension de leur enfant et des pistes d’action concrètes pour l’aider. Découvrez comment se déroule une évaluation chez Gianna Métellus Orthophonie En savoir plus Références Services d’évaluation TDL Troubles d’apprentissage À propos de Gianna Métellus, orthophoniste Orthophoniste depuis plus de 13 ans, j’aide les enfants, les adolescents et les adultes à mieux comprendre les difficultés qui touchent le langage, la communication, la lecture et l’écriture. Je réalise des évaluations orthophoniques et j’offre également des formations, des ateliers et des conférences destinés aux parents et aux intervenants. Catégories populaires
L’importance du travail d’équipe en orthophonie

Quand les outils ne suffisent plus : L’importance du travail d’équipe en orthophonie octobre 29, 2025 Gianna Métellus, orthophoniste DansAider son enfant à parler (communiquer) au quotidien, Autisme, Gianna Métellus, orthophoniste, Orthophonie et aprrentissages, Orthophonie et inclusion, Orthophonie: primaire, Orthophonie: secondaire, cégep, adultes Illustration montrant le rôle des parents, de l’orthophoniste et des intervenants dans le travail d’équipe en orthophonie. L’orthophonie, ce n’est pas une histoire individuelle C’est une collaboration entre parents, professionnels et enfant, où chaque rôle compte. Lorsque des parents me contactent pour une évaluation ou un suivi en orthophonie, ils ne savent pas toujours à quoi s’attendre. Souvent, ils imaginent une orthophoniste qui va travailler directement avec leur enfant pour l’aider à mieux parler, mieux comprendre ou mieux apprendre. Ce n’est pas complètement faux.Mais c’est loin d’être la seule partie de mon travail. Je vois mon travail d’orthophoniste comme une histoire d’équipe. Chaque famille, chaque milieu, chaque enfant forme une équipe différente. Et dans cette équipe, chacun a un rôle à jouer. Comprendre le rôle de chacun dans le travail d’équipe en orthophonie Les parents sont les capitaines. Ils connaissent leur enfant mieux que quiconque, partagent leurs inquiétudes, leurs espoirs, leurs observations. Ils transmettent aussi des informations précieuses sur les progrès et les difficultés vécues au quotidien. Un rôle essentiel de l’orthophoniste est celui de conseillère.Ses observations et analyses aident à comprendre le profil, à identifier les forces et les besoins, ainsi que les interventions et adaptations appropriées. Elle fournit des outils et des stratégies, mais surtout, elle accompagne l’équipe pour que chacun puisse les utiliser efficacement. Autour, il y a d’autres membres d’équipage : enseignants, éducateurs, intervenants, fratrie, grands-parents… Tous participent, chacun à leur façon, à soutenir le développement langagier et communicationnel de l’enfant. Le travail d’équipe commence dès l’évaluation La collaboration commence dès la toute première étape : l’évaluation. Quand j’évalue un enfant ou un jeune, je ne me contente pas de donner un diagnostic. Je dresse un portrait complet, qui permet de mieux le comprendre. Dans le plan d’intervention qui est également fourni, les stratégies, c’est-à-dire les actions quotidiennes qui lui conviennent, sont décrites. Je présente les options et les recommandations, pour que les parents puissent comprendre ce qu’ils peuvent faire pour faire une différence positive. Si le suivi se poursuit avec moi, un cadre est posé, afin de se donner le plus de moyens d’atteindre nos objectifs. Des hypothèses sont posées, des essais sont faits, des ajustements sont apportés. Cela, au rythme de l’enfant et de son entourage. Le mythe de la baguette magique en orthophonie Il existe encore cette idée que l’orthophoniste « règle » les problèmes.Que son travail est de « corriger » l’enfant, comme on répare quelque chose de brisé.Mais le langage, ce n’est pas mécanique. Dans le cadre d’un cours (en santé publique) de ma seconde maîtrise, on m’a enseigné que les troubles du langage font partie des conditions les plus complexes à traiter. On ne peut pas « guérir », les troubles du langage. Par contre, l’intervention est efficace et permet l’amélioration du langage, de la communication, des apprentissages. Ce qui soutient ces progrès, c’est une équipe engagée, mobilisée et constante dans ses efforts. Pourquoi la collaboration est essentielle Chaque année, l’équipe autour de l’enfant change.Un nouvel enseignant, un nouveau groupe, de nouveaux contextes.Et parfois, il faut tout recommencer. C’est pour cela qu’il est essentiel d’avoir une compréhension partagée des besoins de l’enfant. Quand tout le monde avance dans la même direction, avec les mêmes repères et les mêmes stratégies, cela facilite les progrès. J’espère que cet article de blogue a contribué à transformer votre vision de l’orthophonie. J’aimerais vous entendre à ce sujet! Vous pouvez vous exprimer directement dans les commentaires. À propos de Gianna Métellus, orthophoniste Orthophoniste depuis plus de 13 ans, j’aide les enfants, les adolescents et les adultes à mieux comprendre les difficultés qui touchent le langage, la communication, la lecture et l’écriture. Je réalise des évaluations orthophoniques et j’offre également des formations, des ateliers et des conférences destinés aux parents et aux intervenants. À travers ce blogue, je partage des informations fiables, pratiques et fondées sur les données probantes afin de rendre l’orthophonie plus accessible. Catégories populaires Aider son enfant à parler (communiquer) au quotidienAutismeGianna Métellus, orthophonisteOrthophonie et aprrentissagesOrthophonie et inclusionOrthophonie: primaireOrthophonie: secondaire, cégep, adultes Laisser un commentaire Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Annuler la réponse Connexion en tant que admin. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message*
3 moyens pour cultiver l’inclusion culturelle dès la petite enfance

3 moyens pour cultiver l’inclusion culturelle dès la petite enfance mars 26, 2025 Gianna Métellus, orthophoniste DansAider son enfant à parler (communiquer) au quotidien, Gianna Métellus, orthophoniste, Orthophonie et inclusion Des livres pour ouvrir les esprits L’idée de cet article a commencé à germer le soir où mon enfant, au détour d’une conversation, mentionne qu’il n’aime pas les Noirs. Stupéfaction des deux parents. En creusant un peu plus, nous découvrons qu’il ne fait que répéter les propos d’un ami de son groupe, prononcés un peu plus tôt dans la journée. Pourquoi les enfants peuvent-ils adopter des comportements racistes? Cet article tout personnel, je le publie en collaboration avec Lorianne Lacerte, orthophoniste. Pour le lire dans son intégralité, c’est ici : 3 moyens pour cultiver l’inclusion culturelle dès la petite enfance Bonne lecture! À propos de Gianna Métellus, orthophoniste Orthophoniste depuis plus de 13 ans, j’aide les enfants, les adolescents et les adultes à mieux comprendre les difficultés qui touchent le langage, la communication, la lecture et l’écriture. Je réalise des évaluations orthophoniques et j’offre également des formations, des ateliers et des conférences destinés aux parents et aux intervenants. À travers ce blogue, je partage des informations fiables, pratiques et fondées sur les données probantes afin de rendre l’orthophonie plus accessible. Catégories populaires Aider son enfant à parler (communiquer) au quotidienGianna Métellus, orthophonisteOrthophonie et inclusion Laisser un commentaire Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Annuler la réponse Connexion en tant que admin. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message*
